Comment optimiser votre contrat d’assurance-vie ?

optimiser son assurance vie

Vous possédez un ou plusieurs contrats d’assurances vie, c’est bien. Mais êtes-vous sûr qu’ils sont tous optimisés ? D’ailleurs, les utilisez-vous ? En effet, ce sont des produits d’épargne très puissants…Dès l’instant qu’on les exploite au maximum et que l’on s’en sert efficacement. Pour en tirer le meilleur parti, il faut effectuer une souscription cohérence avec votre situation matrimoniale et rédiger avec attention la clause bénéficiaire. Quelques clés pour optimiser vos contrats d’assurance vie.

 

Que diriez-vous d’un propriétaire de Porsche qui roulerait à 50 km/h sur une départementale ? Qu’il n’exploite pas les possibilités de son bolide, bien sûr. C’est la même chose avec un contrat d’assurance vie qui peut devenir très puissant. En effet, dès lors que l’épargne appartient en commun aux deux époux, il est utile de s’interroger pour souscrire un contrat commun ou deux contrats nominatifs. Dans certains cas, une co-souscription avec un dénouement au premier ou au second décès s’avère plus pertinente. Il s’agit donc de faire un point pour optimiser au mieux vos contrats d’assurance vie en soignant la clause bénéficiaire.

 

Clause bénéficiaire

Quant à la clause bénéficiaire, il ne faut surtout pas la bâcler. Il reste important aussi de ne pas la prévoir trop restrictive au regard des questions qui se poseront au décès du premier époux. A noter cependant qu’il est toujours possible de la modifier ultérieurement, sans frais.

Normalement, on la rédige de façon à prévoir plusieurs bénéficiaires. Ils seront appelés à recevoir le capital si le bénéficiaire de premier rang y renonce ou décède avant le souscripteur du contrat d’assurance vie. Le plus souvent, elle est rédigée en ces termes : « mon conjoint, à défaut mes enfants vivants, nés ou à naître ou représentés ». Il est judicieux de faire rajouter la mention « pour cause de mort ou de renonciation, à défaut mes héritiers ». Attention, le conjoint désigne le mari ou la femme (sauf si un divorce a été prononcé au moment du décès), mais jamais le partenaire d’un pacs ni le concubin.

 

Acceptation ou renonciation

Tout bénéficiaire doit spécifiquement accepter le bénéfice du contrat d’assurance vie. Il peut cependant y renoncer. Dans ce cas, le bénéficiaire suivant en bénéficiera. En cas de renonciation du parent survivant, les enfants devront à leur tour accepter le bénéfice du contrat d’assurance vie. Ils pourront cependant aussi y renoncer.

Dans ce cas, les bénéficiaires désignés seront :

  • soit leurs enfants (c’est-à-dire les petits-enfants du souscripteur) si et seulement si la clause bénéficiaire prévoit de manière expresse la représentation pour cause de renonciation. Le terme renonciation doit être stipulé car la seule représentation suppose le décès du bénéficiaire désigné et non l’expression de la volonté de ne pas être bénéficiaire.
  • soit les autres frères et sœurs qui se partageront la part de l’enfant renonçant dans le cas où la mention « représentation pour cause de renonciation » ne figure pas clairement dans la clause bénéficiaire.
  • Soit les héritiers du souscripteur si l’ensemble des enfants renoncent au bénéfice du capital assuré.

N’oubiez pas l’assurance vie demeure le placement préféré des Français. 

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