Nouvel assouplissement de l’assurance emprunteur.

Pour ceux qui envisagent d’investir dans la pierre, la remontée des taux de crédits les encourage à se décider rapidement. Depuis le 1er juin, ils bénéficient d’un accès plus juste, plus simple et plus transparent à une assurance emprunteur. Mais également d’un droit à l’oubli s’ils ont eu une maladie chronique dans les 10 dernières années. 

La loi comporte deux volets complémentaires. Premièrement, l’emprunteur peut désormais changer d’assurance emprunteur à n’importe quel moment de la durée de son emprunt. Tout cela sans frais, bien entendu. Cela fait des années que la loi va dans le sens d’une ouverture à la concurrence avec les lois Lagarde (2010), Hamon (2014), Bourquin (2017) et maintenant Lemoine. Mais cette fois-ci, la démarche est nettement plus facile. Plus besoin de résilier 2 mois avant l’échéance. De plus, les banques ou sociétés d’assurance devront informer tous les ans les assurés de cette possibilité et indiquer le coût de cette assurance de prêt pour les 8 années à venir.

Le droit à l’oubli raccourci 

Le deuxième volet de la loi, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2022,  concerne le questionnaire médical qui est tout simplement supprimé pour les emprunts inférieurs à 200 000 € ou 400 0000 € pour un couple (200 000 x 2) qui arrivent à échéance avant les 60 ans de l’assuré. On se réjouit de la fin des discriminations liées à la maladie. En effet, les personnes qui souffraient d’une pathologie chronique ou d’un cancer se voyaient souvent exclus de l’assurance emprunteur ou proposer des tarifs prohibitifs pour couvrir les risques (jusqu’au doublement des primes !). C’est aussi la raison pour laquelle, le délai de ce  « droit à l’oubli » passe de 10 à 5 ans. Après 5 années de guérison d’une pathologie lourde comme le cancer, le sida, le diabète, les assurés n’auront plus à en faire état auprès de l’assureur. C’est bien évidemment une très bonne nouvelle pour eux mais moins bonne pour ceux qui n’ont aucun souci de santé ! En effet, les compagnies d’assurance ne maîtriseront plus aussi bien leurs risques. Ils seront donc tentés soit d’augmenter les primes pour l’ensemble des assurés soit de réduire les garanties offertes. En tout état de cause, il devient urgent de revoir son assurance emprunteur.